Il y a quelque chose de surréaliste dans ce pays. Il suffit de crier et d'imiter François MITTERRAND pour être désormais chouchou des sondages et surtout des médias.
A écouter ces derniers, l'élection est pliée. Nul intérêt de s'intéresser de près au fond et à la forme. Le fait que François HOLLANDE ait aboyé dimanche au Bourget suffit à en faire un président crédible.
Pourtant il y aurait beaucoup à dire ... et à redire.
D'abord sur la forme. HOLLANDE, faute de charisme, est obligé d'emprunter les habits du seul socialiste à avoir atteint la magistrature suprême en plus de 30 ans d'histoire politique.
Mais même cette imitation de l'homme du déclin que fut François MITTERRAND ne suffisait ces derniers temps à lui donner une carrure de Président, laissant le pâle François BAYROU lui voler la vedette.
Alors François HOLLANDE a décidé au Bourget de crier, d'aboyer devant une presse amie et complaisante pour qui ce simple fait suffisait en faire le prochain gagnant en mai prochain alors qu'il aurait dû bien au contraire contribuer à s'interroger sur le fait suivant : ces hurlements du candidat socialiste n'avaient-ils pas pour but de cacher son peu de consistance sur le fond, notamment concernant la faisabilité et l'efficience de son programme.
Mais de cela rien. Les médias français sont à gauche.
Et pas question de comparer le programme du candidat socialiste français avec ce qui marche ailleurs en Europe pour sortir de la crise. Notamment de reconnaître que les pays européens qui s'en sortent sont ceux qui ont massivement réduit leurs dépenses publiques et mis en place des mesures fiscales particulièrement favorables aux entreprises. En un mot tout le contraire du programme socialiste qui fera définitivement de la France, s'il est appliqué, ce qu'il est déjà : le pays avec les impôts les plus élevés au monde.
Avec ça, ce n'est pas demain la veille qu'on recouvra le plein emploi dans notre pays.