L'enquête annuelle BVA-GALLUP pour LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE publiée il y a une semaine est sans appel.
Les Français sont bien les plus pessimistes au mode avec 81% d'entre eux qui considèrent que 2012 sera encore plus difficile que 2011.
Ceux qui ont l'habitude de lire mon blog ne seront pas surpris par ce résultat. Je vous invite d'ailleurs à lire ou relire mes articles intitulés LA RUPTURE DOIT ETRE AVANT TOUT PSYCHOLOGIQUE, "LA SOCIETE DE DEFIANCE OU COMMENT LE MODELE SOCIAL FRANCAIS S'AUTODETRUIT ?" et CREONS DE LA RICHESSE ... ET TOUT IRA MIEUX !
Je résumerais le point de vue que je développe depuis plus de cinq ans ici ainsi : les Français sont majoritairement individualistes et socialistes. Les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire comme l'a démontré l'exemple suédois. En effet, lorsqu'on est individualiste, on ne peut attendre quoi que ce soit d'autrui. Donc on demande de l'aide à l'Etat ou l'on se regroupe en corporation, somme d'intérêts individuels identiques.
Si tous les pays européens ont procédé à d'importantes réformes ces dernières années (à commencer par la Suède au début des années 90) à l'exception notable de la France, c'est bien parce que le duo terrible et ringard Etatisme-Corporatisme a trouvé dans notre pays un allié tout aussi terrible et ringard qu'est le socialisme.
Ainsi, les Français réfutent les idéaux libéraux (qui sont pourtant les seuls à fonctionner) au profit de la soi-disant préservation d'un modèle social qui n'en est plus un. Ce blocage idéologique a une conséquence : le chômage de masse que la France est le seul pays européen à avoir connu constamment depuis 30 ans. D'ou ce peu de confiance en l'avenir constaté par le sondage de BVA-GALLUP.
Seulement voilà, aujourd'hui, l'Etat franchouillard est le plus obèse de la planète avec des dépenses publiques qui représentent 57 % du PIB et des impôts 55 % de celui-ci.
Crise de la dette oblige, il faudra rapidement réduire la taille de notre état providence pour mieux le sauver, et ce par une baisse massive des dépenses publiques passant notamment par un recours important au secteur privé (lorsqu'il est moins cher et de meilleur qualité que le secteur public) et par une baisse sensible du nombre de fonctionnaires qui devront être plus productifs.
Quel que soit le futur président de la République en mai prochain, la recette socialiste d'augmenter indéfiniment les impôts n'aura plus cours sur le long terme. Qu'on se le dise !